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  • Des centres de santé gérés directement par Urgence Afrique
  • Ou gérés par l’état et aidés par Urgence Afrique
  • Missions d’observation mais aussi de pratique
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Centres de santé

Aller au plus près des populations isolées

L’accès à la santé est un problème majeur en Afrique qui ne s’est pas amélioré ces dernières années particulièrement dans les zones isolées. Dans celles-ci, il arrive souvent qu’il n’y ait pas de structure permettant de prodiguer des soins. Dans ce cas, Urgence Afrique intervient en créant de nouvelles structures dont il assure la maintenance en matériels et personnels. Ailleurs, lorsque des structures de santé existent, elle apporte son aide en terme de matériels, de médicaments ou de missions volontaires.

01-centres-sante Campagne de dépistage de l’Ulcère de Buruli à Togbota - Bénin

La démarche de santé publique suivie par Urgence Afrique :

La stratégie d’Urgence Bénin en matière de santé publique sur la zone se traduit par une double démarche qui consiste à :
Passer d’une politique passive de suivi des femmes enceintes se présentant au dispensaire à une politique active de suivi de la période post natale, de l’accouchement et de la période post partum et suivi de l’enfant. A terme l’objectif de ce programme est de réduire la mortalité infantile et les décès en couche de 30%.

Pour ce faire... Urgence Afrique œuvre et s’attache à répondre aux objectifs du Millénaire pour le Développement et en particulier les objectifs concernant la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle.

Avec des actions spécifiques sur les maladies évitables :

Ces maladies dont les enfants meurent fréquemment sont pourtant évitables soit avec des protections mineures soit avec des soins faciles à administrer. Ce combat, Urgence Afrique le mène sur le terrain via les centres de santé, les campagnes de vaccination et ses actions dans les Cases des Enfants.
Nous privilégions également des actions originales : nous avons par exemple conçu des jeux de cartes à destination des enfants du Bénin pour les aider à repérer ces maladies "ennemies" et leur faire identifier les moyens de s’en prévenir voire de s’en soigner.

Les objectifs principaux des actions d’Urgence Afrique en matière de santé :

Améliorer la santé maternelle et infantile.
Systématiser le suivi médical des femmes et de leurs enfants.
Diminuer la mortalité infantile et maternelle de 30% d’ici 10 ans.

Les objectifs spécifiques des actions d’Urgence Afrique en matière de santé :

Assurer l’accès à un personnel qualifié (médecin, infirmière ou sage-femme) au moment de l’accouchement.
Assurer un suivi prénatal englobant tout un ensemble de services sanitaires de qualité.
Assurer une visite post-natale pour chaque mère et chaque nouveau né dès que possible après l’accouchement (l’idéal étant moins de 24 heures après celui-ci).
Assurer l’accès à un approvisionnement en eau salubre et un assainissement améliorés et adopter de meilleures pratiques hygiéniques, surtout au moment de l’accouchement.
Conseil nutritionnels.
Lutter contre les maladies endémiques.
Les soins du nouveau né.
Une meilleure couverture vaccinale.

Les projets en cours

Le centre de santé de Togbota Agué - BENIN - gestion Urgence Afrique :

La situation sanitaire de Togbota est inquiétante mais les tendances sont encore inversables : d’après les données fournies par les dispensaires, près de 90% de la population totale est affectée d’une maladie endémique (Paludisme, Ulcère du Buruli, Bilharziose, etc.).
L’équipement médical est faible. La structure hospitalière la plus proche se trouve aujourd’hui à plus d’une journée d’accès. Sur place, les moyens techniques et humains sont très limités. Ce sont généralement des guérisseurs qui « soignent » les villageois qui ne font appel au dispensaire qu’en dernier recours et très (trop) tard le plus souvent.

Les populations les plus atteintes sont les enfants et les femmes. Il est donc nécessaire de renforcer les actions de soins et de suivis pour ne pas intervenir trop tard :
Le dispensaire public actuel est largement sous dimensionné par rapport aux besoins de la zone. Ce dispensaire est fermé pendant la saison des pluies (de 1 à 3 mois/an). Sa capacité et le personnel sur place (1 infirmier + 1 sage femme à mi-temps) sont insuffisants pour répondre aux besoins locaux (nombre d’accouchements : 260 par an).
  Un seul centre ne suffit donc pas à répondre aux besoins de l’agglomération : du fait de l’immensité de la Vallée, certains habitants ne peuvent s’y rendre, (éloignement ou difficulté à se déplacer). C’est notamment le cas pour les habitants de Togbota Agué. C’est pourquoi Urgence Afrique a repris la gestion directe du dispensaire privé. Aujourd’hui le centre comprend 5 permanents rémunérés par Urgence Afrique dont une infirmière diplômée d’état et une sage femme.
Urgence Afrique fournit également mensuellement le centre en médicaments et le fait évoluer en permanence.

Une mortalité infantile hors normes :
Selon les services de santé du département, près de 20% des enfants de Togbota n’atteignent pas l'âge de 5 ans ! Nous pensons que ce chiffre est sous estimé pour l’agglomération de Togbota car l’état civil est encore très aléatoire. Et pourtant, il s’agit d’une statistique sur laquelle nous pouvons agir assez simplement.

Le centre de santé Kouma Konda - TOGO - appui :

Le village ne dispose que d’une matrone pour les accouchements alors que le centre de santé qui l’héberge pourrait accueillir au moins une équipe de 4 à 5 personnes. Urgence Afrique souhaite apporter une aide régulière pour densifier les installations et accueillir un centre de santé annexe permettant de traiter des petites pathologies.

Le centre de santé de Bopa - BENIN - appui

Au sein de chaque arrondissement se trouve un dispensaire, souvent mal situé, trop éloigné des populations, créant un problème d’accessibilité.
Seul un médecin généraliste est responsable de ces sept dispensaires. Il existe un hôpital de zone à Comé (commune limitrophe de Bopa) et un centre hospitalier départemental à Lokossa pour les cas les plus graves.

7 enfants sur 10 de la commune de Bopa souffrent de malnutrition.. Malgré la présence de centres de nutrition, les cas ne diminuent pas. Les centres de nutrition privés ou publics n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour intervenir efficacement.
La malnutrition touche principalement les plus jeunes enfants. En effet, les mères ne connaissent pas les régimes alimentaires des enfants, et particulièrement des bébés. Les plats ne sont jamais variés et les enfants ne mangent souvent que de la pâte de maïs. Lorsque les enfants sont atteints de problèmes de malnutrition, une grande partie de la population croit à la sorcellerie et ne cherche donc pas à combattre la maladie. Si certains se rendent au centre de nutrition de Possotomé, ils sont rapidement confrontés à un manque de moyens pour financer le traitement. Ainsi, beaucoup d'enfants meurent de malnutrition.

D’une façon générale, la sous nutrition est responsable de plus d’un tiers des décès d’enfants âgés de moins de cinq ans. Elle affaiblit les enfants et aggrave les effets des maladies qui les frappent. L’autre principal fléau c’est le paludisme qui est extrêmement virulent dans la région et frappe toutes les couches de la population. Urgence Afrique intervient en menant des campagnes de vaccination, des campagnes d’information et des dons aux différents centres de santé de la région.

Urgence Afrique intervient non seulement sur la base de dotations de matériels et de médicaments mais aussi sur le principe de missions volontaires effectuées essentiellement par des étudiants infirmiers.

Les projets à venir

Le centre de santé annexe de Dioulafondo - MALI - appui

Il s’agit actuellement d’une petite maternité qui a été construite par les villageois il y a une quinzaine d’années. Cette maternité qui ne dispose que de très peu d’équipement pour assurer les accouchements n’est pas aidée par le centre de santé régional. La matrone est insuffisamment formée et non rémunérée. Le projet d’Urgence Afrique consistera d’une part à étoffer progressivement l’équipement de la maternité et à assurer une formation complémentaire à la matrone. Par ailleurs, un centre de santé annexe pourrait être créé pour traiter les cas bénins ne nécessitant pas de descendre à la ville voisine.

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